Le Joe Appaloosa 54cm à Roberto
Voici mon vélo de tous les jours, de tout-usage. Je savais que je voulais un Rivendell depuis que j’ai monté de Platypus à mon épouse. La qualité de conduite du Platy a été sans pareil pour elle, ce qui a fait des sorties qui précédemment semblaient être hors de sa zone de confort non seulement entièrement atteignables, mais extrêmement agréables. L’usage que Sarah en fait, et comment elle le roule sans effort, m'a permis d’y voir clair. Ça aide aussi que nous avons la même hauteur de sortie de selle! Les cadres Riv ne coûtent pas rien. En fait, leurs prix accotent ceux des cadres haute-performance, optimisés pour la vitesse bien souvent en plastique carbone. Cela dit, mis à part la durée de vie tellement courte que s’en est inquiétant des cadres en carbone, combien d’heures d’usage verra-t-il par année, vraiment? Rouler le Joe Appaloosa à presque tous les jours rend non seulement mes transits quotidiens plus plaisants, mais il m’inspire à éviter les raccourcis, de prendre un chemin un peu plus long. Ralentir, profiter de l’environnement au lieu de simplement le traverser tout droit. Cette année, mon Riv m’a accompagné dans d’innombrables balades à destination gourmande, des randonnées de route gravel tout-terrain, des aventures sur des sentiers de VTT et quelques overnighters. Non seulement ça, mais ma plus longue sortie à date s’est faite à bord du Joe; un 195km impromptu quand des compagnons et moi avons décidé de tout simplement rentrer chez nous au lieu de passer encore une autre nuit sous la pluie. Autre que d’être trempé à l’os, le Joe m’a permis de garder le moral en tout confort. Je m’en suis servi pour à peu près tout, et il y a tellement de détails bien pensés dans la conception du cadre qui donnent vérité à ce qu’en dit Riv: « Le Joe Appaloosa est un aussi bon vélo à tout-usage qu’on puisse faire. Il est 100 pourcent parfait pour 90 pourcent des sorties vous risquez de faire, et 90 pourcent pour l’autre 10 pourcent. » Mon montage initial l’an dernier ressemblait à ceci: Quelques trucs ont changé depuis, jetons un coup d’œil! Le Joe est un des 2 vélos dédiés au cyclotourisme bien chargé chez Riv. L’autre est le légendaire Atlantis mais, selon Riv, ils sont pas mal pareils. J’ai adapté le montage depuis son premier jet pour mieux accommoder l’usage polyvalent que je voulais en faire. Guidon: Nitto x Bassi Bobby bar prototype. [Disponible début 2025]Autant que j’adore le Moth bar de Magic Components, je trouvais qu’ils limitent en quelque sorte ce que le Joe peut faire pour moi. Étant quelqu’un qui préfère les guidons droits, la position plutôt active du Bobby bar me vient plus naturellement. Il est assez large et droit que je peux sortir les coudes pour améliorer mon contrôle dans des sections techniques ou me mettre debout sur les pédales. Pourtant, il a juste assez de recul (30º) que mes poignets sont toujours à un angle confortable et j’arrive facilement à prendre une position plus aérodynamique quand je fais face au vent. J’adore déplacer mes mains dans les angles du guidon pour trouver une position plus étirée. Basés sur le Bobby bar original, celui-ci a un diamètre de collier de serrage de potence de 25.4mm, mesure 750mm de largeur et sera disponible en argent et noir en début d'année prochaine. Porte-bagages: Nitto x Sim Works Obento à l’avant, Nitto Campee à l’arrière.Ma préférence pour charger mes vélos surtout, ou uniquement, à l’avant m’a incité à commencer avec un gros porte-bagage avant pour transporter tous mes besoins. Par contre, j’ai appris avec le temps que le Joe roule mieux (selon moi) lorsque la charge est équilibrée entre l’avant et l’arrière. Simon, par contre, préfère charger son Joe à l’avant de loin, donc c’est un choix personnel peut-être! Selon moi, les ultra longues bases emblématiques des Rivendells des dernières années sont parfaites pour équilibrer des poids arrières comme des sacoches ou un gros sac de selle. Le Obento à l’avant et le Campee à l’arrière offrent une multitude d’usages, en plus d’être pas mal tape à l’œil. Pédales: MKS Pretzel.J’ai commencé avec les Bubbly de Sim Works qui sont super beaux, mais qui manquaient d’adhérence par moment. Les Pretzels ont été parfaits jusqu’à présent. Garde-boues: Honjo x Sim Works Flat 65.Ok, c'est un peu une gâterie, mais ils sont tellement beaux! Ils couvrent mes pneus 2” parfaitement. La prochaine étape sera enfin d’installer les extensions Gurp que j’ai achetées l’hiver dernier.. Le garde-boue avant nécessitait un petit « ajustement » pour dégager la couronne de fourche. Tâche rendue simple par un morceau de 2x4 taillée à cet effet et quelques coups d’un marteau à bille. J’aime utiliser l’emballage des garde-boues pour esquisser le positionnement du garde-boue. Ça me permet de déterminer quels ajustement de la forme du garde-boue seront nécessaires. Contrairement aux garde-boues en plastique, ceux en aluminium ne peuvent pas être installés sous tension par peur de créer des fractures de stress. Idéalement, leur position finale devrait être leur position naturelle. Plusieurs tutos mentionnent la méthode de la ficelle pour trouver le centre, mais je la trouve insatisfaisante. Avec un pied à coulisse, je mesure la vraie largeur du garde-boue, ensuite divise par 2 place le pied à cette distance. Sur une surface plate, j’utilise le pied à coulisse pour marquer le centre sur un morceau de ruban de masquage. Au besoin, pour valider le centre, tourner le garde-boue de bord et répéter. Le reste est pas mal inchangé, il y a plusieurs pièces que j’ai pris de mon ancien Hog’s Back et qui me conviennent très bien: Dérailleurs: XTR avant et arrière Rapid-Rise. Ils étaient d’abord sur mon Le Montréal avant de passer au Hog’s Back et ensuite le Joe Appaloosa. Transmission: 45-36-24 x 11-36, 9 vitesses. Mon set-up de leviers de vitesses préféré: des leviers Shimano Dura-Ace de bout de guidon posés sur des supports Paul Thumbies. Ils sont placés à l’envers pour dégager de l’espace pour déplacer mes mains. J’ai d’abord essayé ce set-up sur mon Hog’s Back et j’ai adoré. Freins: Étriers Shimano XT et leviers Avid FR-5. Roues: moyeu dynamo Shutter Precision avant, moyeu Shimano LX arrière, jantes Sun Ringlé Rhyno Lite 29”, rayons Sapim Race. Le moyeu à dynamo est venu de mon Bianchi Grizzly. Il a déjà 8 saisons et 4-5 hivers dans le corps. Pneus: Continental Race King 29x2.0”. Un classique! Selle: Brooks B17 La nouvelle batch de Joe Appaloosa vient de rentrer! Écrivez-nous si vous vous cherchez votre propre vélo éternel!
Le Roaduno à Julian
J'ai un faible pour le #newbikeday. Dans la dernière année, j'ai un peu exagéré, avec trois nouveaux bikes et un seul de parti. Je dis au monde que c'est à cause de l'argent économisé à vivre sans char pendant la dernière année pour la première fois de ma vie adulte, ce qui est toutefois vrai, mais la vraie raison c'est que je suis accro à rouler des nouveaux vélos. Donc voici mon Roaduno! Un prototype de la pré-production des cadres qu'ils viennent de recevoir, Rivendell ont apporté ce vélo complet en Ana-Mauve au Philly Bike Expo, où ils étaient exposants voisins lorsqu'on était là au printemps. Je l'ai aperçu de loin quand on s'installait, et quand il n'a toujours pas vendu rendus au dernier après-midi du salon, je savais que je devais l'essayer. Après un tour du palais des congrès, j'étais vendu! Eben Weiss, mieux connu par son nom de plume Bike Snob NYC, l'a décrit parfaitement pour taire les sceptiques: "Le beau de ce vélo est que tu as une vitesse "route" et une vitesse "sentier", et c'est moins comme avoir une vélo avec plusieurs vitesses et plus comme avoir deux monovitesses en un." C'est surprenant comme c'est pratique - je me retrouve dans la vitesse haute 9km sur 10, mais quand j'en ai besoin, le petit ratio 24/18 est vraiment apprécié. Le montage est essentiellement le vélo complet offert par Rivendell, mais j'ai changé quelques pièces ici et là pour qu'il me convienne: il venait avec une selle Brooks B17, mais je me sentais plus route vu que c'est un Roaduno, et j'avais cette cool vieille Selle Italia Turbomatic qui trainait; les pneus Gravel King inclus étaient corrects, mais j'avais le goût d'apprivoiser les semelles de luxe Ultradynamico Rosé; et finalement, le guidon Riv x Nitto Billie est super, mais je voulais une conduite un peu plus sportive avec le magnifique Sim Works Getaround qui attendait dans mon bac à pièces. Les roues sont lacées par Rich, le monteur de roues légendaire de Riv, et utilisent les moyeux de piste, fini diamant, quick-release de Suzue et des jantes Velocity Quill. Le levier de vitesses unique gauche Silver2 monté sur un Thumbshifter Mount de Rivendell contrôle un dérailleur avant IRD qui passe entre les plateaux du pédalier Silver Wide/Low. Un tendeur de chaîne Paul Melvin garde la tension, et ma vieille roue libre White Industries a de nouveau une utilité sur mon Roaduno. Une tige de selle S65 et potence Pearl de Nitto gardent les points d'appui stables, et j'ai réinstallé les poignées deux-tons ESI que Riv a utilisés sur le montage du salon. Finalement, j'utilise des pédales MKS Gamma fini champagne. À date, le vélo est vraiment fun en ville, mais j'ai des plans pour lui au-delà de ça. Ma forme de cyclotourisme favorite récemment est multi-transports, et nécessite un peu de désassemblage et assemblage pour se rendre à destination. Que ce soit en bus, train, coffre, derrière de camion, avion, traversier, ou autre, des fois un doit rapetisser son vélo. Winooski Wheels explore l'idée d'un vélo d'avion, qui vole aisément, et qui peut être démonté sans raccords spéciaux ou cadre pliant. Je prévois changer le levier de vitesses pour l'installer au cadre, pour éviter cette longueur de cable et gaine qui m'empêche d'enlever le guidon, rajouter des boulons de pédalier auto-extracteurs, et m'acheter une clé de direction compacte, ce qui me permettra de démonter assez petit pour rentrer dans un cabas extra-extra-large et faire semblant que j'ai pas de vélo! Si vous êtes intéressé par un Roaduno à vous, contactez nous! On a des cadres en stock, et heureux de discuter votre montage de rêve. Photos par Troy @killiskii
Luc-Antoine et son tant-attendu Atlantis
Ouelle, finalement, enfin, le voici : mon Rivendell Atlantis 3 62cm, aussi connu(e) sous le nom de Pélagie. L'Atlantis était déjà le vélo de mes rêves depuis plusieurs années lorsque Rivendell nous a donné le feu vert pour ouvrir un compte chez eux et devenir un de leurs détaillants pendant l’Annus Horribilis qu’a été 2020. Après quelques années d'attente (et plusieurs fois où l'on m'a dit que ça n'arriverait finalement jamais), il est enfin là. Je l'utilise depuis un peu plus de deux mois et Pélagie est tout ce que j'avais espéré qu'il serait : un vélo plutôt relax mais tout de même réactif, confortable (tout en étant étonnamment rapide) sur lequel on ne peut s’empêcher de souhaiter que la route soit un peu plus longue que prévue. Il grimpe bien, il descend encore mieux, et grâce à son tube supérieur double, il est plutôt rigide pour un vélo de cette taille. Bien sûr, il est aussi absolument magnifique. Pour l'instant, il est surtout configuré comme un vélo de transport quotidien parce que c'est exactement ce qu'il est : c'est mon seul vélo (hormis mon vélo d’hiver). Je l'utilise principalement pour me rendre au travail, à l'école, pour faire des courses, etc.; surtout sur l’asphalte, avec une fois de temps en temps un sentier de gravier lorsque la chance se présente. C'est aussi, d’ailleurs, un vélo de « trail » tout à fait compétent, ce qui n'est pas le genre de terrain vers lequel je je gravite normalement, mais c'est fun de savoir que je peux le faire si ça adonne. La potence Technomic et le guidon Albatross, tous deux de Nitto, me permettent de me tenir bien droit et l'angle de selle, bien qu’inhabituel (pour ne pas dire vraiment intensément weird) pour la plupart des gens, donne la sensation d'être assis.e dans son fauteuil préféré. Le panier est un must, mais j'ai hâte d'avoir un sac de selle correct pour que mes affaires arrêtent de sauter quand je descends un de ces sentiers inattendus, justement. Pour les pièces, j'ai essayé du mieux que j'ai pu de construire l'Atlantis le plus adapté à mes besoins et désirs immédiats, plutôt que de le monter pour un hypothétique futur tour du monde, une erreur que j'ai faite de nombreuses fois et qui finit toujours par être une mauvaise idée (ceci étant dit, je roulerais certainement autour du monde avec Pélagie exactement comme iel est en ce moment). Ajoutez à cela la nécessité de le construire aussi bon marché que possible avec un pot-pourri de pièces que j'avais à portée de main, récupérées principalement de mon ancien Polyvalent, et des trucs plus récents ou même neufs (je n'avais jamais eu un vélo avec des freins en V avant et cela faisait des années que je n’avais pas roulé en 700c), et j'ai fini par construire le Riv LE PLUS RIV que j'aurais possiblement pu : pratique, pas de non-sens et facile d’entretient avec des pièces fun et quelques Riv-ismes excentriques que j'ai saupoudré sur toute la patente. Je pourrais faire une liste exhaustive de tout ce qu'il y a dessus, mais la plupart des pièces sont super basiques et les autres ont déjà été abordées dans mon précédent post de vélo staff, donc je vais essayer de m'en tenir aux plus amusantes : Les moyeux sont, je pense, des Shimano Deore LX du début des années 2000 dans cette magnifique couleur dorée. Je les ai eus de Zach, qui les a eus de Roberto. En dehors de cette lignée, cette provenance immaculée, leur couleur quelque peu inhabituelle s'accorde bien avec le tube de tête crème du vélo et, en plus, ce sont des Shimano classiques à roulement ouvert que l'on a rarement une raison de remplacer autre que pour un changement esthétique. Je les ai montés sur des jantes Alexrims DM18 ; j'aurais pu faire plus sophistiqué, mais elles sont super solides et j'ai cru comprendre que Riv avait l'habitude de construire tous ses vélos avec celles-ci jusqu'à ce qu'ils commencent à tenir des presque uniquement des Velocity (vers lesquelle je vais surement me tourner quand celles-ci renderont l’âme). Checkez-moi ces écrous de rayon panda (noirs et argents en alternance), en parlant de Riv-ismes. J'ai acheté le dérailleur Rapid-Rise Deore XT à cage longue sur ebay il y a quelques années ; il s’est retrouvé sur quelques vélos mais j'ai l'impression qu'il commence seulement à se sentir chez lui sur celui-ci. Les leviers de vitesse à friction Silver2 de Rivendell sont honnêtement les meilleurs shifters que j'ai jamais utilisés ; simples, précis, et avec un dérailleur arrière RR ils sont aussi instinctifs qu'un shifter peut l'être. Un autre bon truc pour les changements de vitesse en friction que j'ai appris de mon ami et co-mécanicien de Villeneuve, Troy, est une cassette 8 vitesses (ce qui est largement suffisant pour le type de vélo que je fais) avec une chaîne 9 vitesses ; cela réduit le réglage au minimum. Oui, les leviers de frein sont à l'envers, oui c'est un truc que les vélos Rivendell ont souvent, oui c'est un peu un truc de Riv-nerd que je ne pensais pas faire parce que je pense que ce Riv-isme en particulier est juste un peu trop nerdy; MAIS, il s'avère que ça sert en fait à quelque chose : si vous voulez mettre vos leviers de vitesse à l'envers comme ça, si vos leviers de frein sont à l'endroit, le boulon qui serre le levier au guidon est dans le chemin du shifter. Donc vous DEVEZ le mettre comme ça. Et puis je trouve personnellement que ça a l'air cool. Whatever. Snoopy me suit partout. Il s'agit en fait d'un bouchon de valve de chambre à air que j'ai pris sur un vélo sur lequel j'ai réparé une crevaison il y a des années. On l’a gardé au magasin pendant un certain temps, espérant que le/la client.e en question revienne pour que je puisse le rendre, mais malheureusement iel n'est jamais revenu, alors j'ai décidé de lui donner un foyer et il est sur ce morceau de chambre à air sur une potence ou un autre depuis un plusieurs années, et plusieurs vélos. Il n'a pas de nom, je vais en trouver un un jour. En passant, si le/la client.e le voit et le veut, je le rendrai volontiers. Je n'ai aucune idée de la façon dont je vais l'enlever de cette valve, par contre. La job de poignées est un heureux mélange d'extravagance à la Blue Lug et de laisser-faire à la G. Petersen. Les deux côtés sont inégaux, je pense qu'un côté a une couche de laque de plus que l'autre. Je ne sais pas encore si j'aime comment ça feel, mais elles accumulent tranquillement une belle patine et je crois que c’est pas trop laid. J'ai fait la même chose sur un Hog's Back récemment et il est beaucoup plus beau que le mien. Je vais peut-être le refaire un jour. Ce n'est pas une pièce en soi, mais je pense que ces bases de chaîne sont dignes de mention. Elles sont particulièrement longues, ridiculement diront certains. Je les trouve incroyables (à part les deux fois par jour où je dois monter ou descendre mes deux étages d'escaliers particulièrement montréalais), mais pour être tout à fait honnête, quand on roule, à part le fait qu'elles sont particulièrement stables, on n'y pense pas vraiment. Ça ne change pas une vie, ça fonctionne tout simplement bien et je trouve personnellement ça esthétiquement beau. Mais je comprends celleux qui ne sont pas du même avis. Je dis toujours aux gens que Rivendell, c'est un peu comme The Grateful Dead : d'un côté, on comprend ou on ne comprend pas, mais c'est aussi bien plus qu'une simple marque, il y a toute une culture qui l'accompagne et ces bases de chaîne odieusement longues, comme les jams sans fin de, disons, Dark Star, font partie de la patente, pour le meilleur ou pour le pire. Comme nous avons toustes besoin d'un peu plus de GD dans nos vies, nous pourrions toustes bénéficier de 10 cm de plus sur nos bases, je pense. Voilà, je pourrais continuer à parler de ce vélo à l'infini, mais nous avons toustes autres choses à faire.Ce vélo est le summum pour moi. Je n'essaierai jamais de dire à quelqu'un que je n'achèterai plus jamais un autre vélo (ce serait vraiment éhonté comme mensonge), mais honnêtement, je ne vois pas ce que je pourrais vouloir d'autre dans un vélo. Essayez-le, vous je crois que vous l'aimerez. Si vous êtes assez grand, vous pouvez même essayer le mien si vous voulez. Bonne journée à toustes, s'ouerra, LAC
Joe Appaloosa, Cyclotouriste
Si vous voulez voir les images en grand, ouvrez-les dans un nouvel onglet! Je rêve de cette cyclotouriste Rivendell (RBW) depuis des années. J'admire la position de Riv qui pousse les cadres en acier à manchons, la beauté d'un tel objet, et le côté archi-pratique du cyclisme. C'est un drôle d'équilibre à garder, et ils le font bien. Monter en selle sur le Joe me fait comme être enveloppé par mon fauteuil préféré. Les cadres Rivendell sont conçus pour vous mettre en position plutôt assise, avec un guidon à recul, et ils se comportent le mieux quand vous ne vous battez pas contre cette idée. Cette position, en plus de l'extrême longueur du cadre, tend à faire croire à l'observateur qu'il s'agit d'une bicyclette lente, mais c'est faux! On pousse et ça bouge vite, le passage de vitesses est net et rapide, et c'est d'une stabilité exemplaire quand on monte ou descend un chemin cahoteux. Vous ne me croyez pas, je sais, parce qu'il faut absolument enfourcher un de ces cadres et rouler pour vraiment voir, mais quand on le fait, on reste abasourdi. J'ai roulé avec ce vélo tout plein au nord de Montréal dans les Laurentides, dans les Cantons de l'Est sur tous genres de routes et passages mal balisés. L'an passé, moi et Joe avons fait un grand tour d'une semaine sur les rives nord et sud du Saint-Laurent, et cette année on a comme plan le VTXL, au Vermont. Dans tous ces cas, je me sens naturel, reposé et plein de courage d'être sur ce vélo toute la journée à pédaler. Joe Appaloosa est un compagnon irréprochable pour les douces aventures que je préfère. Les pièces fiables et (trop) bien aimées qui viennent d'autres vélos RD-M592, dérailleur arrière Shimano Deore Shadow 9-vitesses. Je l'ai pris du Surly que mon ancien coloc s'est fait totalement anéantir par une voiture. C'est le cinquième vélo sur lequel ce dérailleur a été installé, et il fait tout ce que je lui demande sans se plaindre. J'ai l'intention de m'en servir jusqu'à ce qu'il explose, puis je vais le remplacer avec un modèle identique que je garde précieusement dans ma boîte de pièces. Le dérailleur avant Microshift R8 est, en principe, un double. Figurez-vous qu'il fait parfaitement bien sur un triple avec un levier non-indexé. Fallait s'y attendre. La chaîne dorée (très bling par ailleurs) KMC X10 a été un petit moment sur un autre vélo, mais j'ai dû ajouter des maillons non-dorés pour aller avec les extra-longues bases du Rivendell. Regardez pas de trop près. Les roues Hplusson TB14 étaient sur un vélo avec freins à disque, mais il vont aussi bien ici. 36 rayons, c'est traditionnel mais aussi très solide. Le moyeu arrière est l'ancien modèle 10-vitesses démontable de Vélo Orange. Il se démonte sans outils, ce qui est supposé être pratique pour remplacer un rayon sans outils à cassette, mais jusqu'à présent c'est principalement plus facile à nettoyer. Les freins en cantilever Dia-Compe GC999 ont des patins vieux-genre à poteaux, mais ils ne sont pas aussi impossibles à ajuster que le veulent les rumeurs. Les petites poulies aux chapes, c'est moi qui succombe au péché de la luxure. Le guidon Nitto Albastache est le plus étrange que j'ai jamais eu. Quand j'ai voulu en essayer un, je me doutais bien que l'ami de C&L Peter en aurait un qui venait de son vieux Bridgestone. Merci Peter! Les leviers de frein sont les Dia-Compe non-aero. Je m'en étais servi auparavant sur un Noodle, et ils vont à merveille avec le Albastache. La gaine de freins incompressible était sur ledit vélo avec freins à disque, mais pourquoi gaspiller de la gaine si elle est encore bonne? La guidoline en cuir Bassi a été déroulée et réinstallée tellement de fois que je ne les compte plus, mais c'est sa troisième bicyclette et son troisième guidon. Le porte-bagages en acier Tubus, lui, suit toujours mes besoins en support de bagages. Il prend simultanément les sacoches et le poids du sac de selle. Le feu arrière B+M dynamo est vissé au porte-bagages, alors il n'avait pas le choix de suivre aussi. Les pièces neuves et pleines d'espoir installées depuis que j'ai le cadre La potence Nitto Dirt-Drop, en plus d'être grande, est le choix élégant pour une potence assez robuste pour bûcher dessus. Elle est testée pour le VTT par les très rigoureux ingénieurs chez Nitto. Les leviers de vitesse Rivendell/Dia-Compe Silver2. Cette nouvelle version est sortie à peu près en même temps que j'ai eu mon cadre. Ce sont sans équivoque les meilleurs leviers de vitesse de l'histoire du cyclisme. La selle Brooks B17, un choix qui s'est fait tout seul. Le moyeu dynamo SON Allemand est neuf, je l'ai acheté pour remplacer un Shutter Precision, qui lui a dû aller remplacer un moyeu d'entrée de gamme Shimano ailleurs. La lumière avant Kasai Trail Beam a un faisceau large pour jouer dans les bois le soir, et a aussi une sortie USB pour recharger une pile. Le support Nitto R14 est, en réalité, un support pour sac de selle qui va à l'arrière. Je ne mets pas trop de poids dessus à l'avant, seulement mes trucs légers pour dormir et parfois une chemise qui doit sécher après un orage. Le pédalier Bassi Classique Triple. Toutes les grandes et petites vitesses, pour rouler partout où un coup de tête pourrait me mener. MKS Grip-King (Lambda), je roulais en sandales le jour avant de prendre ces photos, et j'étais confortable et bien planté avec ces très larges pédales. Une cassette SRAM 11-36 10-vitesses, parce que je prends un malin plaisir de faire à contre-courant avec mon dérailleur 9-vitesses sur une cassette 10-vitesses. Ça marche parfaitement avec des leviers à friction. Quand la cassette sera usée, je la remplacerai avec une 8-vitesses ou une 9-vitesses, selon ce qui sera en stock. Le porte-cargo Widefoot sous le tube diagonal prend ma bouteille Nalgene en voyage, avec des sangles Voilé. Ça bouge pas, promis. Les porte-bidon King Cage sont rapidement devenus mes préférés. Ils sont économiques pour un porte-bidon en inox, et sont beaux et solides. Les pneux sont les WTB Nano 29 x 2.1". Comme vous pourrez constater à voir l'état pas du tout astiqué du vélo dans les photos, ils vont super bien dans la boue, mais je les aime aussi sur toutes les surfaces sauf l'asphalte neuve, alors ça va bien sur presque tous mes voyages. Ils agrippent bien le gravier dans les montées à pic aussi. Le sac de selle Carradice Nelson Longflap pourrait presque être une blague tellement il est grand, mais il faut dire que je peux y mettre tout ce dont j'ai besoin pour un voyage de fin de semaine, et le longflap me permet de le rendre encore plus gros. On ne peut pas mettre une Nalgene dans les grosses pochettes sur le côté, mais presque. Le sac de potence Swift Gibby est l'édition spéciale Campout de cette année. Je trouvais le rose joli et ça me prenait un sac. L'ouverture et la fermeture à une main est vraiment pratique! Les autres pièces qui ne figurent pas dans ce portrait: La grande pompe au cadre, un vrai plaisir quand il faut pomper, et très rapide. Les sachoches assez tabassées mais fidèles au poste Ortlieb. Les garde-boues et les pneus lisses, qui s'enfilent assez rapidement quand je veux rouler sur des chemins asphaltées toute la journée ou quand je roule en saison pluvieuse. Mots et images par bibi
Luc's Polyvalent With No Specific Use
Open images in a new tab for big Prior to building this bike, I had an extensive history of buying/building bikes that I didn’t actually need on impulse. I’ve had the 29er off-road touring drop bar bike that I never actually used, I bought a new, lugged Marinoni road frame that literally sat in my closet for a year before i sold it off to make room, a gravel bike (whatever that means) that I rode under a dozen times and that I ended up selling for half of what I paid for it (along with incredible, like-new SunTour bar-end shifters which I think about every now and then when I need a reminder that selling a bike on an impulse is just as dumb as buying one), etc. And so, when came the time to build my Polyvalent, my goal was primarily to build a bike that I would use every day, whatever the weather, that had no specific use, i.e. not a touring bike, not a road bike, not a gravel bike, not an off-road-all-road-bikepacking-grinder-whatever - just a bike that I could go to work with, get groceries with, ride up to the Mont-Royal belvedere to drink a couple beers with co-workers after shifts, or, who knows, go out touring for a couple days with, if the opportunity arose. For the parts I decided to go for a classic, timeless, unapologetically un-trendy build with a bit of an ‘I have read way too much Grant Petersen’ touch. I get teased sometimes at the shop for buying parts that I can barely afford, but I have a profound hatred for planned obsolescence and so I tend to buy parts that will definitely outlive my bike and, hopefully, me. For the nerdy bit, most things that can be Nitto are (except for the bottle cage but not for lack of wanting one), the crankset is a Sugino Alpina2 - brace yourselves - triple, and I went for an IRD Tenacity cup-and-cone square taper bottom bracket that is serviceable and regreaseable and rebearingable and all of that good stuff. I’ve never owned a bike with 26-inch wheels before so Julian at the shop was very helpful on giving me advice on what rims to get: good ol’ Sun Ringle Rhyno Lites in 36h, laced (with the help of wheel-wizard JD at the shop because I think I’m way better at lacing wheels than I actually am) with double butted Sapim spokes to a Deore XT hub in the rear and a Shutter Precision Dynamo hub in the front. The saddle is a leather-less Brooks C17 Carved which I absolutely adore, the bar tape is some leather-less Fizik that I kept for a year after taking it off a bar that I sold to Simon at the shop. The front rack is a Soma Demi-Porteur, the basket is a chrome Wald 137 (with the attachments to mount it on your handlebars still on, because I love how angry it makes some people at the shop that i didn’t just take 5 minutes to grind them off) and the dynamo light is some 15$ led-thingy that JD lent me last year, which i doubt he even wants back because it’s terrible. The headset is a Campagnolo Record I had bought a couple of years ago for another bike without measuring my stack height so it had been sitting unused in a drawer forever. All of this stuff put together with fun bits like Silver bar-end shifters, MKS Gamma pedals, Yokozuna Compressionless housing and new-old-school Shimano aero brake levers. Since these photos were taken, I’ve changed the Deore Rear derailleur for a silver Altus (because it’s silver, but also because the Deore, in my famously not-so-humble opinion, looks absolutely horrendous, and also because I can’t help myself but show the world how much of a Riv fanboy I am) ; I’ve hand-painted an accent-aigu on the Velo Orange logo (vÉlo orange) (if anyone from VO reads this, there’s a typo on your logo, btw) and I’ve added leatherless flaps made by Honjo for SimWorks to the fenders. I absolutely love this bike, every part of it. Vélo Orange did a fantastic job at making the perfect blend of a classic and a modern frame and I’m kinda bummed they won’t be making it anymore. I hope I get to ride it to my native Péninsule Acadienne in New-Brunswick at some point when/if all of these pandemic shenanigans are over. Thank you to the good people at Cycle C&L for giving me the opportunity to talk your screen off about my bike. This has been fun, I hope to see y’all at the shop so we can talk forever about how indexed front derailleurs are dumb and how John Prine is the most underrated singer-songwriter of his generation. Love, Luc-Antoine Photos by one-man Specialized refurbishing machine Jonathan Chhun




