Mettre à jour le Montréal
La première version du Montréal, dessinée par Bassi en 2013, représentait une nouvelle direction pour nous: c’était ni un fixie de piste, ni un vélo de course italien. C’était bien un cadre avec la forme d’un vélo de route, avec des tubes fins et une géométrie agile, mais il avait en plus la place pour des pneus de 700 x 35mm (et avec un peu de volonté on pouvait include un garde-boue) et des œillets soudés pour les porte-bagages avant et arrière. À cette époque on aurait appelé ça un vélo de cyclocross, mais nous on ne connaissait pas une tonne de coureurs de ‘cross. Pour nous, ce genre de cadre représentait une continuation des vieux vélos qu’on avait l’habitude de réparer, rebâtir, et améliorer à notre atelier rue Villeneuve. Tous les cadres Montréal V1 prenaient des roues de 700C. Ç’aurait été impensable de faire un cadre pour des roues plus petites, et bonne chance de trouver au Canada des jantes ou pneus 650B… Le géométrie de vélo de route, plutôt serrée, faisait que sur les cadres plus petits (dans les 50cm) le pneu avant était très près des pieds. En virant à basse vitesse, le pneu et les orteils pouvaient occuper le même espace, et ensuite le cycliste pouvait occuper le sol si il ou elle avait des cale-pieds. Le Montréal a donc changé le genre de vélos qu’on pouvait produire chez Bassi, et ses belles lignes classiques étaient toujours idéales répondre aux attentes des gens à Montréal, soient un style qui s’agence avec les activités de la ville et une beauté subtile mais évidente. En plus, on pouvait mettre un enfant sur son siège derrière et aller faire son Steinberg, et les pneus ultra-larges (pour 2013) étaient plus sécuritaires autour des nids de poule. Ce fut un succès et des variantes se sont imposées: le Villeneuve et le Rachel se sont basés sur ce que pourrait faire le Montréal avec des ajustements, et ont aussi été acceptés et aimés par les cyclistes d’ici. En 2017 nous devions faire une nouvelle production du Montréal, mais nous avons essayé de quoi de neuf : les plus petits cadres (en 49,5cm) prendraient des roues de 650C, un standard de vélo de course pour les coureurs plus petits, qui a un diamètre 5cm moins grand. On voyait ça notamment avec les Terry Bikes des années 80/90. Ça éliminerait l’embêtement de la roue avant pour les petits cadres, mais avec ses grandes roues 700C, le 52cm avait encore ce problème, surtout avec des garde-boues. C’était mon vélo : un Montréal V2 en 52,5cm. La roue dans les orteils ne m’embêtait pas trop puisque c’est rapidement devenu automatique de l’éviter quand je roulais. J’avais pris ce cadre légèrement trop petit pour moi parce qu’il était très long à l’avant — ce qui est un compromis nécessaire si on veut une géométrie de route sur un petit cadre avec des roues 700C. C’était d’ailleurs très confortable bien avec certains montages, mais moins avec d’autres, et j’ai fini par me retrouver à réfléchir à changer de cadre pour avoir le guidon plus haut et moins loin, et avoir une extension de selle moins honteuse. La troisième révision du Montréal en était une majeure. En 2020 nous étions enfin prêts à se lancer dans les roues proportionnelles à la taille du cadre, et on serait capables de les fournir en roues et pneus. On pourrait ainsi avoir des vélos qui feraient à des plus grandes et plus petites personnes bien plus confortablement. On a fini par avoir six tailles avec trois différents diamètres de roues, et notre embêtement d’orteils avait enfin disparu. Cette année, fin 2024, j’ai ressenti que c’était le moment de changer de cadre pour enfourcher un 55cm (179cm avec un PBH de 86cm, si ça peut aider quelqu’un). Ça me prendrait des roues 650B puisque j’en n’avais jamais eu, seulement des 700C (rarement un problème pour quelqu’un de ma taille) et des 20-pouces sur mes minivélos. J’ai échangé mes anciennes roues et le cadre à une amie pour de l’art et des roues à la retraite, alors les moyeux et la moitié des rayons sur ce Montréal ont déjà fait le tour du monde! Les jantes 650B sont des Zac-19, on les avait en stock avec le bon nombre de rayons. J’ai bien sûr dû changer les garde-boues, puisque la largeur des pneus comme leur diamètre avaient changés. Mes beaux vieux Honjo, avec leur aluminium non-anodisé devenu tout gris et rayé, sont partis avec mes anciennes roues, et je dois souffrir avec des garde-boues neufs et bien trop scintillants (pour quelques années, le temps qu’ils développent l’allure d’une vie bien vécue). Vous verrez dans les photos que le garde-boue arrière est installé n’importe comment, mais on ne le voit que de cet angle, donc je n’ai jamais besoin d’y penser. Les garde-boues Honjo prennent plusieurs heures à installer parfaitement, mais si on est prêt à accepter un résultat qui est simplement très bon, on peut s’en sortir en une heure et demie. Les autres pièces sont toutes celles de mon ancien cadre. J’ai tout transféré sans rien devoir réajuster, même pas la gaine! Allez voir l’autre billet sur ce vélo pour les détails. Mine de rien ce Montréal a fini par être un génial vélo pour l’avion. On va explorer ce concept un peu plus cette année, mais suffit de dire que, quand on veut voyager par avion pour aller rouler quelque part, c’est pratique d’avoir un vélo simple et solide, qui se démonte facilement assez petit. Les leviers de vitesse au cadre y sont pour beaucoup, et les leviers non-aéro et freins canti aident. Les porte-bagages s’enlèvent aussi rapidement. Le seul truc long c’est les garde-boues, mais quand les roues sont retirées c’est pas difficile. Je les attache aux roues pour l’avion, bien sûr. De longues clefs Allen aident, comme celles de Wera, on se fait un peu plus chier avec un multi-outil pliant. C’est tellement plus confortable rouler avec un vélo de la bonne taille, surtout pour les longs voyages, et c’est fou comme ça soulage de ne plus avoir à penser aux orteils dans la roue! J’étais habitué à compenser, mais je n’y pense même plus, même avec des pneus larges de 42mm et des garde-boues. Ce Montréal à tout faire est celui avec lequel je sors de chez moi quand je n’ai pas de raison d’en choisir un autre. Les porte-bagages se changent vite alors je peux m’en servir pour la litière et la bouffe à chat, j’ai un phare à dynamo alors pas besoin de se soucier du coucher du soleil, et les pneus de 42mm sont autant à l’aise sur l’asphalte que sur la terre et le gravier. J’ai fait des voyages de cyclotourisme de dernière minute avec, puisqu’il est si facile à prendre en avion, et c’est le dernier vélo à être rangé à l’automne et le premier à ressortir au printemps. J’adore aussi son style, mais c’est vrai de tous mes vélos ça! Plein d'autres photos ci-bas — oubliez pas de les ouvrir dans un nouvel onglet pour voir les détails en gros! Comme d'habitude quand elles sont si belles, les photos sont par Troy.
Sam et son Montréal (V2)
Après des années de fixie, je sentais que je devais ralentir la cadence. La trentaine m’envoyait la main au loin et mon envie de me laisser porter par la côte Berri était grandissante. Mes genoux m’en remercient encore. Un vélo de ville me semblait donc une alternative intéressante, et à ce moment, avant même de faire partie de l’équipe, C&L liquidait cette version du Bassi Montréal. Les astres étaient alignés. À l’époque, mes connaissances en vélo se mesuraient en “ratio-to-skid patch” et en combien de Thickslick j’avais fait mon année. Je n’avais pas encore non plus fait connaissance avec les Nitto, Blue Lug, Rivendell, Sim Works et René Herse de ce monde. Ça ne saura tarder. Le montage de base, déjà élégant et solide, allait donc amplement satisfaire mes besoins. De toute façon, j’avais surtout hâte de rouler comme un pépère. Ce que je fais toujours, comme le mentionne si bien le decal Stridsland. J’ai éventuellement changé presque toutes les pièces d’origines. Seulement le pédalier (sans les plateaux), le dérailleur avant, et les roues n’y sont pas (encore) passés. On peut voir que j’ai quand même rapidement été influencé par les compagnies mentionnées ci-haut et leurs comptes instagram. À ma défense, j’ai aussi beaucoup exploré les possibilités de configuration pour maximiser mon confort et mon plaisir. Parce que sans confort ni plaisir, autant rouler en Bixi. Cette version de mon Montréal est, à ce jour, la plus optimale pour combler cette quête. Mes ajouts préférés seraient probablement le réflecteur triangle Sai Flower de Blue Lug et le support à lampe no.7 de Nitto. Des bons cadeaux si vous voulez mon avis. Aucune incidence sur mon confort, mais un très grand plaisir à voir ces accessoires, peu importe le vélo qui les portent. Avec l’hiver, je vais malheureusement accrocher ce vélo au mur de mon appartement. Ce sera une belle décoration je crois. On le croisera peut-être quand la neige et le sel referont place au bitume et aux parcs bondés.
Le Montréal à Tyler
Pour comprendre mon vélo, faut savoir que le positionnement est un mal de tête pour moi. J'ai les jambes et bras d'une person d'environ 6'2" (entrejambe de 91.5cm!), le torse de quelqu'un de 6 pouces moins grand, et la flexibilité spinale d'une nouille pas cuite. Tout ça fait en sorte que la hauteur du guidon, la potence courte, et la tige de selle à recul étaient essentiels pour un fit parfait. Mes collègues me niaisent en disant que rendu là c'est un guidon droit, et ils ont un peu raison, mais c'est quand même le vélo le plus aggresif et réactif que j'ai. Mes autres vélos (Piolet et Hog's Back) ont des gros pneus cramponnés et les guidons les plus reculés possible, donc un guidon de route fait changement. J'étais pas mal curieux à propos de ce nouveau groupe Microshift Sword et je l'ai essayé ici. J'ai nommé ce montage "Grandonneur" parce qu'il s'inspire des vélos Rando, mais avec un groupe de gravel 10x2 qui a une large gamme de ratios, sans trop de sauts entre les vitesses sur la cassette 11-36. C'est pas mal moderne comme esthétique, mais j'ai quand même rajouté ces beaux freins cantilevier Dia-Compe pour être en ligne avec le charme des vieux vélos classiques à raccords. Un guidon large Nitto Dirt Drop et des pneus Ultradynamico Cava Robusto 42mm lui donnent la possibilité de sortir des sentiers asphaltés sans nuire à sa conduite sur route. Les roues sont montés à partir d'une paire de jantes Archetype, un moyeu arrière de cyclotourisme Bassi, et comme tous mes vélos, un moyeu dynamo à l'avant. J'adore ne pas trop me soucier avec la charge et l'oubli des lumières, et comme ça si une sortie s'allonge jusqu'au coucher du soleil je peux rentrer sans problème. Pour le moment il n'y a pas de porte-bagages ni de garde-boues (presque), une décision délibérée pour essayer de garder le poids bas même si je me salis un peu plus en rentrant. J'ai l'intention de coudre quelques sacs pour traîner l'essentiel pour des plus longues randonnées, un projet pour cette saison hivernale pendant que le vélo attend la fonte du printemps. Photos par Troy
L'archétype du Montréal
Ouvrez les images dans un nouvel onglet pour les voir en plus grand Bonjour bien-aimés amis cyclistes, c'est votre Simon de C&L. Si vous nous avez écrit un courriel, on s'est sûrement jasés, et certains se souviendront de moi derrière le comptoir au 978 Rachel. On a certainement aussi pris le café ensemble si vous êtes un habitué de nos sorties en groupe. Ces jours-ci je fais un peu de tout par chez C&L, mais mon rôle pertinent à ce billet est la planification et l'achat des pièces pour nos montages standard et pour les beaux projets sur mesure. J'aimerais vous présenter un peu ma monture de tous les jours en ville, puisque je m'en sers tout le temps comme modèle et muse, et j'ai des pièces bien usées dessus que je veux vous montrer pour voir comment elles vieillisent de façon plus ou moins élégante (comme vous et moi hein). J'ai ce Montréal V2 en 52cm depuis qu'il a débarqué en 2016. Comme vous constatez dans la photo ci-haut, il est un brin trop petit pour moi, mais ça faisait mieux avec comment je l'avais monté à l'origine, et franchement ça ne me dérange pas trop même maintenant. Le vélo que vous voyez est le troisième montage majeur, et celui que je roulerai pendant plusieurs bonnes années encore. Voyez-vous, je suis persuadé d'avoir trouvé le Montréal platonique: celui qui jette son ombre sur tous les vélos auxquels je touche, et croyez-moi je touche à beaucoup de vélos. Sa fière allure m'étonne encore parfois, quand je le vois du coin de l'œil, et je me dis «mais voyons si c'est pas exactement la façon que devraient être les vélos, ça». C'est mon seul vélo de route en ce moment! Il est assez rapide et maneuvrable (moins que mon vieux vélo de course italien bien sûr) mais peut prendre du pneu et un peu (voire pas mal) de bagages, alors il est nettement plus pratique en ville. Les petites tailles des Montréal V1 et V2 avaient la roue qui embarquait dans les orteils mal sale, incluant le mien, mais c'est un problème fondamental géométrique quand on fait des petits cadres de vélo de route avec des grandes roues 700C. On s'y habitue, il faut dire. Maintenant on fait cette taille pour des roues 650B et c'est bien mieux. En 2016 on avait un peu peur encore d'aller vers un design aux roues proportionnelles à chaque taille de cadres. Ce n'était que bête timidité de notre part. Promenons-nous ensemble dans le montage! Je vous prends par la main et je vais indiquer au passage la beauté d'une usure bien méritée sur quelques pièces, une bellusure si je puis dire. Vous aurez ainsi une image de comment pourrait ressembler votre propre beau et bien-aimé vélo lorsqu'il aura les traces de vos aventures et de votre vie ensemble. Il y aura aussi des histoires et des opinions, mais vous vous en doutiez. ÇA FREINE Leviers Shimano SLR æro: aucun code de produit, aucun âge. Ça sort du vieux-vieux garage à pièces C&L en 2013. Ils ont un peu couiné, puis je les ai huilé et plus rien depuis. Shimano avaient vraiment l'œil pour faire une belle pièce quand ils voulaient bien, et ils fonctionnent parfaitement, pour toujours. Freins cantilever Dia-Compe DC980: on les vend neufs en 2024, et quand je feuillette les vieux catalogues Dia-Compe des années '80, les voilà, identiques. Ils sont menus, minimalistes, légers, et exactement assez forts pour ce que je fais sur ce vélo. Ils sont parfaits et charmants, et pourquoi changerait-on quelque-chose qui a quarante ans de perfection? Ça serait de la pure sottise, et y'a pas de sots chez Dia-Compe. Les butées de gaine: en avant, le modèle en acier super rigide de Dia-Compe. Vous me paierez une bière un de ces quatre si vous voulez que je vous raconte pourquoi je l'ai modifié, c'est un peu trop niaiseux pour tout dire ici. En arrière, un modèle fixé au collet de selle de Nitto, parce que quand Nitto font une pièce, c'est de la façon la plus sensée mais élégante possible. ÇA Y VA Pédalier René Herse: Ah. Oui, bon. Euh. C'est un vraiment beau pédalier. Il ne fait aussi rien qu'un autre pédalier ne pourrait pas faire pour la moitié du prix. N'en achetez-pas un à moins de vraiment aimer l'*~*esthétique*~* des vélos anciens français et de promettre de ne pas vous fâcher quand je vous dirai le prix. Je dois dire que c'est un pédalier extrêmement agréable à pédaler et qu'il est très, très bien fait. Mais regardez-moi le. Fiou. Pédales Wellgo: un resto Belle Province de Pointe-Saint-Charles collé à Versailles, c'est mes pédales sur mon pédalier. Aucune idée du modèle, pendant un moment quand j'avais besoin de pédales j'achetais ceux à clips/plates que Marinoni avaient en liquidation. Je les ai roulées en gros voyages de cyclotourisme, elles sont correctes même si je frappe des rochers et des trottoirs avec, et elles tournent encore parfaitement. C'est bon une Wellgo, faut pas snobber ça une Wellgo. Dérailleur avant Campagnolo: une autre pièce sortie du vieux garage C&L. J'avais un double moderne pendant longtemps, mais vous savez comment ceux-là ont des formes et des butées? Ça fait mieux passer la chaîne d'un plateau à l'autre, mais quand c'est un peu désaligné ça frotte. J'ai sorti ce Campy des années '80 parfaitement carré et droit de mon bac de pièces et vous savez quoi? Ça passe aussi les vitesses mais sans frotter. Bon, ça le fait avec un «KA-KLOGNE» mais personne n'a jamais accusé le Campy vintage d'un passage de vitesses agréable. Dérailleur arrière Shimano: sorti d'un bac de pièces mais je me souviens plus à qui. Il a mon age, est hors-série et générique (comme moi), déteste monter sur un pignon 32-dents, mais comme les leviers de frein ils proviennent d'une époque quand Shimano faisaient les plus belles pièces. Je prédis que ce dérailleur fera acte de présence à mes funérailles. Leviers Rivendell Silver (alias Dia-Compe W-Shift): j'ai tellement écrit de mots sur cette pièce déjà. Ils font tout fonctionner ce que vous voudrez ensemble et sont un pur plaisir à bouger d'un léger doigté. Montés au cadre comme ça, c'est le système de vitesses le plus léger qui existe, et n'ont besoin que d'environs 20cm de gaine. J'ai grandi avec les leviers au cadre sur le Motobécane à Papa, alors ça ne m'a jamais dérangé, mais même pour les novices c'est rapide à apprendre. Cassette 8-vitesses: on s'en fout, Shimano ou de quoi de même ÇA ROULE Les moyeux sont les disparus Bassi Route faits par Formula que j'ai eu sur quelques vélos. À l'origine j'avais des jantes Hplusson Archetype et j'ai assez roulé qu'elles étaient à changer, une vie honnête pour une paire de jantes. Maintenant j'ai ma jante préférée beau-bon-pas cher, la Alexrims R450. Rien de spécial, juste de l'alu gris et des étiquettes qui s'enlèvent facilement. Le moyeu dynamo en avant est un Shimano Alfine. C'était mon premier et, au risque de radoter, vu que c'est un Shimano il est encore foule-shape. Pneus Rivendell Jack Brown: dans le temps, Rivendell avaient un programme de pneus avec Panaracer. Le choix de pneus n'était pas ce qu'il est aujourd'hui, c'est une autre section du cyclisme où Rivendell ont trimé dûr et pris des chances, et c'est grâce à eux si ça c'est amélioré. Ils sont lisses mais grippent bien, ont un bon volume à 700x33mm (en masse pour tout vélo un peu route), et je crois que ce sont mes pneus qui ont duré le plus longtemps. Chambres à air: tsé ben qu'oui ON CONTRÔLE Potence Nitto Technomic NTC-DX: c'est la meilleure potence qui aie jamais été faite. Je pense que ça dit tout (mais envoyez-moi un courriel si vous voulez un peu trop en entendre parler). En fait, le mieux c'est si vous prenez un 25 minutes de votre semaine pour apprécier ma vidéo Youtube préférée: la visite de Blue Lug à l'usine Nitto Guidon Nitto Noodle M.177 42cm: oui, j'aime aussi les guidons randonneurs traditionnels, mais le Noodle me fait chaud au cœur. Il est aussi confortable que beau, une autre collaboration Rivendell/Nitto. Je suis pas haltérophile alors un 42cm m'est parfaitement confo sur route. Guidoline Newbaum's en coton, laquée: le résultat que vous voyez est une guidoline gris pâle avec gomme-laque de grade "garnet" rubis. Le coton donne juste assez de texture (aucun coussin mais je roule en gants) et le shellac le protège de l'humidité, de l'abrasion, de la saleté, et de moi. Demandez à un menuisier ou ébéniste de votre connaissance si vous êtes curieux, on s'en sert pas mal tous. J'avais bien hâte de prendre ça en photo pour donner une idée à quoi ça ressemble avec quatre ans de vie sur un vélo.Quand les couches de gomme-laque sont trop endommagées, je les nettoie un peu puis je remets des nouvelles couches sur les vieilles. Puisque la laque est en solution dans de l'alcool et que la nouvelle couche dissout un peu l'ancienne, on n'a rien à faire de spécial pour les combiner. Les couches mises plus tard sont une gomme-laque blonde presque incolore, alors les différentes couleurs qu'on voit montrent comment c'est plus usé où je tiens le guidon, ou bien où je l'accote.Là ou il n'y a pas de guidoline près des cocottes, c'est parce que je m'en fous royalement sur mes vélos personnels. Sur le vôtre, promis que j'enroule ça super net. Clochette Crane Suzu Striker: celle en laiton brut. Le son est fort, bon, et long. Tout le monde aime l'entendre. Encore un exemple de ce que ça peut donner après plusieurs années. J'ai re-tordu en place toutes les pièces, et j'ai même redressé au marteau à panne ronde la cloche quand elle était un peu écrapou. "Biiiiiiiiiiiiinnnnngggggg.........." IL MOUILLE? Garde-boues Honjo flutés H29 (je crois): un autre magnifique exemple de bellusure! C'est le deuxième vélo sur lequel je les ai installée. Ils y font comme un gant, ne font pas de bruit, les bords roulés gardent l'eau dans la ligne de la roue, et je les trouve beaux comme un ange. Leur beauté est encore plus touchante avec toutes les éraflures, égratignures, bosses et trous d'une vie pleine d'action. Ils sont aussi assez mous qu'on peut simplement les replier ou marteler pour leur redonner la forme qu'on veut. Les Honjo ont besoin de beaucoup d'attention et d'un travail de plusieurs heures pour les installer parfaitement et ça peut être vraiment frustrant, alors voici mon truc pour accélérer ça: ne les installez pas parfaitement, faites juste une job pas pire correcte. Bavettes en cuir Dia-Compe: c'est tout chou hein? Réflecteur au garde-boue Vélo Orange: fais pas comme si tu m'avais pas vu champion, j'ai un catadioptre moi! DES BAGAGES Porte-sac Vélo Orange Flat-Pack: ça vient avec décaleur et «u», et on peut faire tiges doubles ou quadruples. Mettez votre porte-sac aux œillets mi-fourche si vous pouvez, c'est si solide. Si j'en veux pas sur mon Montréal ce jour-là, je défais trois vis et c'est parti, hormis le ti-boutte qui reste sur le trou de couronne de fourche. Ces jours-ci j'y mets un sac randonneur de taille moyenne. Porte-sac arrière Carradice Classic: quand la compagnie qui a fait ça pendant des décennies a fermé, Carradice ont racheté le produit et ont continué à le faire faire. C'est du pur petit génie: ça pend des œillets de la selle, et ça reste accoté sur les rails. Quand on veut l'enlever, le sac reste fixé dessus et on n'a qu'à soulever le rack. C'est pas pour des charges trop lourdes mais ciel que c'est pratique pour un petit sac en ville. Sac de selle Carradice Barley (grain-d'orge): j'ai commandé ce p'tit sac directement au Lancashire quand le taux de change a commencé à être raisonnable pour la première fois de ma vie. C'était mon premier Carradice et je suis bien fan des sacs à l'anglaise depuis ce temps. Ce petit modèle en canevas lourd est idéal pour des voyages d'un jour et en ville. L'ILLUMINATION B+M IQ-XS: les feux et moyeux à dynamo sont pas mal tous compatibles de nos jours. Cette lumière est la petite-mais-puissante de Busch et Müller avec faisceau homologué. Elle est argent et a un piton pour l'éteindre. C'était un choix paresseux, je la connaissais bien et l'aimais déjà. Si vous me demandez de vous suggérer un systèmes de lumières à dynamo, je risque de vous l'installer aussi. LE RESTE Jeu de direction Tange Levin: le parfait look vintage mais avec fabrication précise japonaise. On adore. Jeu de pédalier IRD Tenacity QB-40: cônes ajustables avec excellents matériaux et encore la fabrication précise japonaise. On adore itou, je veux faire tourner ça pour toujours. Quand on sait les ajuster c'est vraiment très facile et rapide. J'en reviens vraiment pas que ça existe encore en l'an de grâce deux mille et vingt-quatre. Selle Brooks Swift: c'est leur plus belle, les flancs coupés en sifflet à main sont *mouah*, mais si on se dit les vraies affaires je prendrais une B17 pour les longues balades, elle est plus confortable que la Swift. Collet de selle Soma Bolo: j'avais jadis un Soma. Tige de selle Thomson Elite: vraiment, faut dire, j'y tiens pas même si c'est une bonne pièce. Si vous avez une Nitto en 27,2 qui traîne on peut faire un échange. Porte-bidons King Cage: j'ai changé tous mes porte-bidons pour ceux-là. Belle forme, bien fait, inox, ça tient et ça lâche parfaitement le bidon. Pour conclure tout ça: si vous aimez l'allure de ce vélo et voulez de quoi qui va durer longtemps et bien rouler, mes suggestions sont simples: Nitto, Honjo, Shimano avant 1994, et Dia-Compe de toutes les époques. Les pièces de vélo c'est comme les caméras: les japonais, ils l'ont l'affaire. Mettez un commentaire sous ce billet ou envoyez-moi un courriel si vous voulez jaser de ce montage. J'en parle déjà tout le temps!
Le Montréal randonneuse à Bobby
Étant déjà à sa troisième réédition, le Montréal est un des modèles les plus déterminants de Bassi. Ce vélo à tout faire a toujours été conçu pour s’adapter aux besoins diversifiés des montréalais et autres. Par contre, les mises à jour de cette troisième version en font l’édition la plus versatile à ce jour. C’est un vélo extrêmement bien équilibré entre rapidité, légèrté, agilité et confort, stabilité et robustesse. Malgré la géométrie relativement basse comparé aux vélos dédiés au cyclotourisme et même certains vélos de « gravel », la potence plongeur permet d’ajuster la hauteur du guidon aisément. Cela veut dire qu’on peut aussi facilement avoir le guidon dans une position basse et aggressive ou dans une position plus haute pour les balades en tout confort. J’ai assemblé mon Le Montréal avec plusieurs pièces que j’avais déjà qui attendaient juste de se retrouver sur le cadre adéquat. Notamment, les leviers de vitesse Cambio Rino qui ont été pris d’un vélo de route Le Croco qui m’a été donné il y a plusieurs années. Cadre et fourth Bassi Le Montréal Jeu de direction Tange CDS Potence Crust par Nitto Guidon Sim Works So Bar par Nitto Leviers de frein TRP RRL Selle Brooks Cambium C17 Leviers de vitesses de cadre vintage Cambio Rino Pédales Sim Works Bubbly par MKS Pédalier Sakae CX avec plateaux 45/30 Cassette 9 vitesses 11-36 Dérailleur arrière Shimano XTR M960 rapid-rise Pneus WTB Byway 650x47B Sac de randonneur Atwater Atelier C'est une superbe machine plus rapide qu'un vélo de cyclotourisme et plus versatile qu'un vélo de route, vous devriez vous en acheter-un! Seulement quelques cadres sont encore disponibles alors écrivez-nous ou venez nous voir à une de nos deux succursales si vous êtes intéressés. Photos par @Jochhoo




